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Communiquer sans en perdre son latin !

Communiquer sans en perdre son latin !

Entre communication interpersonnelle, communication intra- ou inter- espèces, télécommunications ou nouvelles technologies, cette science partagée par plusieurs disciplines ne répond pas à une définition unique.
Le terme « communication » recouvre des pratiques disparates, indéfiniment ouvertes.

Etymologiquement, « communiquer » a le sens d’entrer en relation avec, s’associer, partager. Voilà qui me parle… Si j’ose dire !

La communication, qu’est-ce au juste ?

La communication ferait-elle défaut pour que, depuis quelques décennies, bon nombre de formations et autres séminaires soient organisés afin d’initier particuliers ou professionnels à différents outils de communication dite « efficace » ?

Analyse transactionnelle, Communication non violente, quel rapport ?

Je reconnais sans peine la subjectivité de ce choix et vous l’explique après un petit survol de ces 2 procédés.
La communication non violente (CNV), fondée par Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie clinique, est une méthode visant à créer entre les êtres humains des relations de qualité fondées sur l’empathie, la compassion, la bienveillance et le respect de soi et des autres. Il s’agit de se focaliser sur quatre éléments qui constituent les composantes de la CNV : l’observation objective de la situation / l’identification des sentiments / l’identification des besoins / la formulation de la demande.

Group meeting forming semi-circle

L’analyse transactionnelle (AT), inventée par Éric Berne, médecin psychiatre, est à la fois une psychothérapie, une méthode de développement personnel et un outil de communication. Elle examine nos échanges avec notre entourage selon les trois « états du MOI » qui constituent toute la structure de notre personnalité : l’état Enfant / l’état Parent / l’état Adulte. Dans la pratique, il arrive que l’un des trois états soit atrophié ou omniprésent ou encore qu’il ne comporte que sa dimension négative. Le but de l’AT est de permettre à l’individu d’utiliser ses différents états de manière appropriée afin d’améliorer ses relations aux autres et de goûter à plus d’autonomie.

Ce qui ressort de ces deux approches est la nécessité d’une présence à soi. Ainsi, avant de pouvoir être entendu par l’autre, il semble opportun d’instaurer un dialogue intérieur. En tant que conseillère conjugale et familiale, formée à l’approche humaniste de Carl Rogers, je ne peux qu’adhérer. En effet, des difficultés psychologiques peuvent naître d’un manque d’accord avec soi-même. Il me paraît donc primordial d’apprendre à cerner qui nous sommes pour pouvoir communiquer avec plus de justesse. Nous pourrions également associer ces méthodes à l’assertivité qui est considérée comme « l’art de l’expression libre de toutes émotions, à l’exception de l’anxiété »(*), sans agressivité, ni passivité.

La famille est un berceau de communication

Notre famille nous transmet une première compréhension et vision du monde. Les humeurs ambiantes, les gestes, les sons, la tonalité des voix, l’expression des visages et des corps communiquent autant que les mots.
Tout ce que l’on dit, ne dit pas, fait ou ne fait pas véhicule un message. Ceci signifie que l’on ne peut pas décider de communiquer ou de ne pas communiquer. Consciemment, intentionnellement, volontairement, verbalement ou non s’établissent toujours dans les relations humaines des jeux d’influence, des stratégies en rapport avec quelqu’enjeu ou intérêt.

Processus où cohabitent subjectivité et manipulation, expression et perception du réel, de l’imaginaire ou du symbolique, communiquer peut paraître complexe, mais n’est-ce pas simplement le moyen de tisser des liens ?

Quelques idées pratiques qui pourraient vous aider à libérer votre potentiel relationnel :

• Ne pas croire que l’autre devine votre ressenti et oser exprimer vos désirs ou vos besoins en formulant des demandes concrètes.

• Insuffler du positif par le biais de gestes attentionnés, de gratitude, de paroles valorisantes ou d’humour.

En cas de conflit :

• Parler en « Je » pour exprimer votre ressenti et éviter le « Tu » accusateur.

• Ne pas dire de généralités à coup de « jamais » ou de « toujours » afin que votre interlocuteur ne se sente pas condamné d’emblée.

• Pouvoir dire « STOP » pour éviter toute escalade de violence, mais s’engager à en reparler plus tard.

Sylvie Hock
Sylvie Hock CCF

Cercle de parole créative, conseillère conjugale et familiale, animatrice PRODAS

(Programme de développement affectif et social)
0474/13 11 92
www.cercledeparolecreative.com

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