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Dossier : Pour une Oméga santé ! – partie 2

Dossier : Pour une Oméga santé ! – partie 2

Quelques conseils

La farine de graines de lin apporte des Oméga 3 et des fibres très intéressantes. C’est un excellent liant de l’eau. On peut ajouter 10 % à la quantité de farine pour les recettes. De plus, on peut ainsi réduire les autres matières grasses de la recette en question.

Le beurre ne contient pas d’Oméga 6, ce qui est préférable, mais des acides gras saturés, ce qui est moins bon. à doses raisonnables pourtant, il peut être utile notamment pour l’apport de vitamines A et D.

Une alternative maison permet d’en manger un peu moins sans se priver : prenez une moitié de tasse de beurre bio, coupé en morceaux et amené à la température de la pièce, et une moitié de tasse d’huile de colza bio. Mélangez bien le tout jusqu’à l’obtention d’une crème homogène et versez-la dans un moule que vous placerez au frigo pour le réfrigérer. Vous pouvez même ajouter au mélange des fines herbes ou de l’ail frais.
On peut aussi faire une préparation soi-même avec une demi-tasse de beurre et une demi-tasse d’huile d’olive. En mélangeant bien, vous aurez une délicieuse pâte à tartiner à conserver au frigo également.
Il est évident que ces huiles doivent être biologiques, extra-vierges et de première pression à froid à moins de 40°C. Attention cependant :
il existe sur le marché américain une huile de colza transgénique pauvre en Oméga 3. Un comble !

Et les œufs Oméga 3 ?

Ce serait une très bonne chose si l’on avait la garantie que ces œufs sont issus d’un élevage bio. Hélas, à ma connaissance, ce n’est pas encore le cas.

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Faites également attention aux autres aliments enrichis en Oméga 3. Vérifiez s’ils sont d’origine bio, sans quoi cela n’a pas beaucoup de sens. Personnellement, je préfère un œuf bio car j’ai remarqué que, contrairement à ce que beaucoup pensent, les mangeurs d’œufs ont une excellente santé et, en général, ce sont des œufs bio qu’ils mangent !

J’ai connu des personnes âgées, ayant mangé des œufs chaque jour, qui avaient des artères impeccables. Mais elles consommaient des œufs bio car les élevages intensifs n’existaient pas encore à leur époque…

 

Evitez les huiles trop riches en Oméga 6

Il faut absolument diminuer les acides gras Oméga 6, et en particulier l’acide gras linoléique, puisqu’en Europe, nous en avons déjà beaucoup trop.

La consommation quotidienne d’huile de colza, d’olive, de graines de lin et de noix suffit à obtenir suffisamment d’acide gras linoléique dans un bon équilibre. Car, par exemple, l’huile de colza contient deux fois plus d’acide gras linoléique que d’acide gras linolénique (Oméga 3) ; l’huile d’olive a une teneur en acide gras linoléique de 10 %. Si l’on veut que notre consommation d’acide linoléique reste dans des limites acceptables, il faut donc éviter les huiles très riches en acide gras linoléique (Oméga 6) et éviter ou réduire les produits qui en contiennent : vinaigrette, mayonnaise, etc.

Un simple exemple : l’huile de carthame est la plus riche en acide linoléique avec un rapport Oméga 6 – Oméga 3 des plus mauvais qui soient : 200 pour 1 ! L’huile de tournesol a un rapport de 135 sur 1. Déséquilibre garanti ! L’huile de colza a un rapport de 2 pour 1 ; l’huile de noix de 5 pour 1.

Evitez les acides gras « trans »

Low-maternal-DHA-seriously-impacts-baby-brain-development-Frog-findings_strict_xxlCes acides gras ont littéralement envahi la chaîne alimentaire. Chaque fois que vous pourrez lire « hydrogéné » ou « partiellement hydrogéné » sur une étiquette, vous pouvez être certains que des acides gras « trans » se cachent dans le produit. On les trouve dans les biscuits, gâteaux, préparations pour pains et pour tartes, produits de boulangerie ou de croissanterie industriels, biscuits salés, chips (il existe une exception en diététique : les chips biologiques à l’huile d’olive vierge extra), céréales pour petits-déjeuners, desserts surgelés, plats surgelés, graisses de cuisson, certaines margarines… Les acides gras « trans » se comportent comme des graisses saturées : elles augmentent le mauvais cholestérol LDL et diminuent le bon cholestérol HDL. De plus, elles perturbent les membranes cellulaires et déstabilisent l’activité de certaines enzymes.

Réduisez les graisses saturées

Nous ne devons pas dépasser 10 % de nos besoins caloriques en graisses saturées, au risque de voir une augmentation de certaines pathologies, cardiaques en particulier. Si vous consommez du lait, il faut choisir du lait demi-écrémé ou écrémé. Attention, si vous suivez un régime sans matières grasses, votre organisme peut alors produire un acide gras particulier : l’acide palmitique qui, lui aussi, augmente les risques cardiaques.
J’ai connu, dans ma pratique, des clients avec un cholestérol très bas, qui mangeaient très maigre mais dont les artères se sont bouchées ! Raison de plus pour introduire les graisses Oméga 3 dans votre régime. Les huiles tropicales (palme, coco) contiennent de grandes quantités d’acides gras saturés. J’utilise à petites doses l’huile de coco vierge, car les graisses saturées restent nécessaires, voire indispensablee aussi ! On a découvert récemment des vertus anti-Alzheimer à l’huile de noix de coco ; il faut absolument la choisir vierge extra. Choisissez les morceaux maigres de la viande, enlevez les parties grasses avant cuisson.

Et pour les végétariens ?

J’utilise aussi les capsules d’huile vierge biologique de rose musquée (Omega rosa). C’est une source d’acide alpha-linolénique (Oméga 3, elle en contient 35 %) et de vitamines anti-oxydantes qui existent naturellement dans l’huile. Elle est exempte d’acides gras « trans ». Elle a été testée, en Italie, par le professeur Pietta. Après soixante jours de prise, on observe les résultats suivants : augmentation des vitamines E et C, accroissement du pouvoir anti-oxydant du plasma, augmentation significative de l’EPA ! Elle possède l’avantage d’être présente telle quelle dans la nature, sans aucune intervention de l’homme, d’être bio et de contenir naturellement des anti-oxydants.

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Il existe d’autres gélules végétales riches en Oméga 3. Là, il s’agit d’un mélange : algues marines, huile de cameline, huile de colza, huile de chanvre, extrait de romarin et vitamines E et C. Bien sûr, c’est un biologiste qui a fait le mélange. Sans oublier l’huile de cameline, riche, elle aussi, en Oméga 3, de Ludmilla de Bardo ; elle présente ses huiles en flacon doseur sous vide, une excellente idée pour éviter une éventuelle oxydation de certaines d’entre elles qui sont fragiles, ainsi que pour ceux qui ne veulent pas avaler des capsules…

Pour les enfants, j’utilise l’huile de noix vierge extra notamment alvie (suivant les principes du Dr Kousmine) : à ne pas oublier dans les cas de troubles de l’attention ou d’hyperactivité et dans les cas de troubles du comportement, en particulier.

J’ai testé pour vous…

…une préparation mise au point par le Docteur en biochimie Thomas Erpicum que j’ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs fois et qui a fait de longues années de recherche sur les Oméga 3 et l’équilibre alimentaire. Il s’agit d’un mélange de graines biologiques de lin sélectionnées pour leur richesse en Oméga 3 associés aux lignanes et de graines de sarrasin stabilisé par un procédé naturel qui évite la peroxydation néfaste des Oméga 3 ! Avec des fibres solubles d’agave bio et des polyphénols de raisin et de thé vert biologique pour éviter l’oxydation lors de l’assimilation. C’est une complémentation qui permet de retrouver l’équilibre des graisses indispensables en régulant le transit intestinal. Cet équilibre retrouvé permet de perdre progressivement les mauvaises graisses abdominales dangereuses pour notre santé. On obtient 100 % des besoins en Oméga 3 et on régénère la muqueuse intestinale et le transit en même temps. Ce mélange agit aussi sur l’insulino-résistance et l’appétit. Ce sont des sachets de 30 g en cure d’un mois. Un sachet par jour à mélanger aux aliments.

En-équilibre-avec-PhilobioN’oubliez pas que les légumes crus et les fruits apportent les vitamines et les anti-oxydants naturels nécessaires. Il faut les consommer chaque jour car ils protègent de l’oxydation éventuelle des graisses. à partir d’un certain âge, ou en cas de problèmes particuliers, on peut demander à son médecin, lors d’une prise de sang, un statut des acides gras, ainsi que le statut des anti-oxydants. Cela permet de vérifier réellement si notre nutrition va dans le bon sens. C’est cela la vraie prévention. On peut par exemple vérifier aussi si l’on mange des acides gras trans dans la prise de sang en utilisant ces deux marqueurs : acides gras trans vaccenique, et élaïdique.

Je vous souhaite donc une Oméga santé ! Et surtout beaucoup de plaisirs bio-gastronomiques !

Daniel Gramme

daniel gramme

Naturopathe, herboriste
40, rue Morchamps, 4100 Seraing
Tél. 04/338.28.33
www.boutiquesante.be
boutique.sante@skynet.be

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