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Les bourgeons de l’allergie

Les bourgeons de l’allergie

Les maladies de type allergique touchent de nos jours une grande partie de la population des pays industrialisés (plus de 20 %), et selon l’OMS, en 2050, plus de la moitié de la population pourrait en souffrir.

Parmi les allergies, citons les allergies respiratoires, qui sont les plus fréquentes. On retrouve parmi les agents déclencheurs les poussières, pollens, acariens, etc. provoquant rhinites allergiques, asthme…

Précisons que la pollution atmosphérique contribue largement à cette augmentation des allergies respiratoires. Les polluants peuvent par exemple modifier les caractéristiques physico-chimiques des pollens à leur surface, et ainsi leur potentiel allergisant. Rappelons aussi l’impact de la flore intestinale dont la « biodiversité » est garante d’une immunité équilibrée.

Comment agir ? Idéalement :

1. Réduire le taux d’allergènes circulants dans l’organisme.

2. Contrer la formation de radicaux libres.

3. Contrer la production d’IgE

4. Contrer la libération d’histamine.

Comprenons bien le mécanisme de l’allergie

Dans le cas d’un organisme à tendance allergique, une substance étrangère pénétrant l’organisme va déclencher une réaction immunitaire disproportionnée en surproduisant des anticorps type IgE qui, à leur tour, vont venir stimuler des cellules immunitaires provoquant la libération exacerbée d’histamine dont les effets sont connus. Rappelons aussi que les polluants, en stimulant la production de radicaux libres, induisent une réaction immunitaire inflammatoire, venant entretenir celle provoquée par les allergènes.

Le bourgeon de bouleau :

Les bourgeons de bouleau stimulent fortement la fonction hépatique, notamment en stimulant les cellules de Kupffer (macrophages du foie). C’est cette activité anti-toxique hépatique qui leur assure également une activité anti-allergique indirecte. N’oublions pas qu’ils stimulent également la fonction rénale, ce qui favorise l’évacuation des allergènes.

Le bourgeon de hêtre :

Le hêtre est un arbre ne laissant passer que difficilement la lumière jusqu’au sous-bois. Contrairement au noisetier, il acidifie le sol. Formant la hêtraie, il marque l’arrivée de la lande et ainsi la fin d’un cycle. Cette fin de cycle forestier reflète la fin du processus pathologique, caractérisé par une hypogammaglobulinémie. C’est un remède des pathologies hypo-immunes (hypogamma). Mais il va aussi agir comme antihistaminique en freinant la dégranulation des mastocytes et ainsi la libération de l’histamine, ce qui le rend utile dans l’allergie. Il stimule également les cellules de Kupffer.

Le bourgeon de cassis :

C’est un « cortisone-like ». Il stimule les surrénales et augmente le taux de corticostéroïdes. Ceci lui confère cette action anti-allergique bien connue. Notons également qu’il réduit la production des IgE (immunoglobulines intervenant dans la réaction allergique).
Il est efficace aussi bien dans le traitement des manifestations allergiques aiguës que chroniques !

Le fait que les bourgeons de cassis sont des draineurs vrais, en agissant jusqu’au niveau du métabolisme cellulaire, les rend particulièrement intéressants dans la pathologie allergique. Pris sur plusieurs mois, ils permettent ainsi une véritable action de désensibilisation. Ils sont souvent associés au bouleau, puisqu’ils sont tout à fait compatibles du point de vue phyto-sociologique.

Retenons ainsi que bouleau, cassis et hêtre peuvent être de fameux alliés pour tous ceux qui souffrent des désagréments de la réaction allergique.

Rena Bartoletti

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