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Christophe et Frédérique se sont lancé un défi fou : le Grand Chelem Marathon Nature

Christophe et Frédérique se sont lancé un défi fou : le Grand Chelem Marathon Nature

En un an, ils ont ainsi parcouru les cinq continents, à la rencontre des cinq éléments, pour courir dans des conditions extrêmes. Pour eux, mais surtout pour les associations qu’ils soutiennent, nos deux amoureux de nature, d’aventure et de sensations se sont frottés aux volcans du Vanuatu, au désert de sel bolivien, aux neiges du Jura, à la jungle de Sumatra et à la savane d’Afrique du Sud.

Bonjour Frédérique, bonjour Christophe. Vous avez vécu une expérience unique. Comment ce projet est-il né ?

L’idée est née l’été 2012. Nos deux itinéraires de baroudeurs se sont rejoints en Ouzbékistan quelques années auparavant. Les épreuves personnelles nous ont soudés. La rencontre crée l’osmose et nous décidons alors de vivre ensemble, à travers un projet commun, notre passion de la course à pied, de la nature et notre essentiel, c’est-à-dire le partage avec les autres. Ce sera le Grand Chelem Marathon Nature sous le signe des 5 éléments de la médecine traditionnelle chinoise : Feu, Métal, Eau, Bois, Terre. Courir un marathon sur chaque continent en moins de 10 mois tout en continuant notre activité professionnelle et en assurant la vie familiale du quotidien.

Comment avez-vous fait le lien entre les marathons et les 5 éléments ?

Ces marathons se sont étalés de l’été 2012 à juin 2013, sur les cinq continents, mariant course à pied et nature extrême. Le programme est copieux : l’Océanie avec les volcans du Vanuatu (marathon de feu) et des températures frôlant les 50 degrés, l’Amérique du Sud et la Bolivie à près de 4000 m d’altitude (marathon de métal), l’Europe (marathon de l’eau) sur les monts du Jura, l’Asie et la jungle tropicale de Sumatra (marathon de bois) et l’Afrique avec les animaux sauvages en liberté en Afrique du Sud (marathon de Terre).

Y avait-il un autre but à ce parcours ?

S’engager dans ce projet nous a permis de récolter des fonds pour les enfants atteints de cancer et leucémie de l’association A Chacun Son éverest ! Courir utile pour ces enfants malades qui conjuguent persévérance et espoir de guérison était une motivation puissante.

Comment vous êtes-vous entraînés ?

L’idée à travers ce défi sportif était de montrer que nous pouvions enchaîner 5 marathons sans blessures et en un laps de temps très court. Pour cela, il nous a fallu réfléchir et anticiper presqu’une année de préparation particulière. En tant que naturopathe (Frédérique), je me suis appuyée sur les principes de cette discipline afin d’allier techniques naturelles et corps adapté. Car il fallait se préparer aux conditions extrêmes qui nous attendaient. On ne court pas de la même façon dans un désert à 4 000 mètres d’altitude que dans une jungle en Indonésie… Nous avons donc suivi un régime alimentaire adapté à chaque marathon sans oublier le plaisir du bien manger, absorbé des plantes qui facilitent les capacités d’adaptation du corps comme pour le marathon en Bolivie, où il fallait se préparer à courir en altitude. Nous avons couru en montagne à des paliers différents, travaillé en sophrologie et en visualisation sur ce qui nous attendait dans chaque pays afin de préparer le mental. Mais nous avons surtout appris à prendre soin de notre corps pour qu’il s’inscrive dans la durée.… Nous avons utilisé les moindres astuces de la naturopathie pour en faire notre préparation originale et ciblée. Par exemple, nous nous sommes entraînés en hammam et avons appris à maîtriser notre corps pour ne pas suer ni trop monter en température pour le marathon tropical de Sumatra. Pour le marathon dans les massifs du Jura, nous nous sommes entraînés sur un tapis de course en chambre froide ; là aussi il fallait éviter de transpirer pour ne pas geler.

Enfin, nous avons mis en place un suivi médical durant toute l’aventure et un suivi physiologique via le laboratoire Holiste afin de corréler ressenti et état physiologique. Des vêtements connectés mesurant notre état de fatigue nous permettaient aussi d’optimiser nos efforts et d’observer des temps de repos. Pour ce qui est de la récupération, les micro-siestes, les massages, les techniques respiratoires avec le Bol d’Air Jacquier (qui favorise l’oxygénation cellulaire, permet d’encaisser de grosses charges d’entraînement en régénérant plus rapidement les cellules) ont été salvateurs.

Qu’avez-vous retiré de cette expérience ?

Au-delà de son caractère unique, le Grand Chelem Marathon Nature a été un magnifique moyen d’aller à la rencontre des autres et surtout de soi. C’est l’idée originale que nous avons trouvée pour partir à la rencontre de nos potentiels cachés et inexploités par la prise en compte de nos déséquilibres corporels et en adaptant nos techniques d’entraînement et de récupération pour préserver notre intégrité ; par le respect de notre énergie vitale afin de l’optimiser ou de la laisser se régénérer afin qu’elle soit présente au moment adéquat, par l’accueil de nos états d’âme comme autant de signaux du corps et l’apprentissage de la gestion des émotions pour vivre l’instant présent et par la découverte que la volonté parfois aveuglante devient une véritable alliée quand le mental prend sa juste place.
Savoir préserver son organisme est le meilleur moyen de le faire durer. Cela ne signifie pas le mettre en position de sécurité mais plutôt de savoir appréhender les conditions particulières auxquelles il ne peut se soustraire et l’accompagner dans ses capacités d’adaptation à travers les principes de la naturopathie.

Enfin, le Grand Chelem Marathon, créé sous le signe du partage, a été l’occasion d’aller à la rencontre de notre planète et de ces êtres humains parfois oubliés en raison de leur différence. Que de richesses recueillies à travers un regard, un sourire, une curiosité, un élan de générosité… que nous avons eu à cœur d’offrir en retour.

Comment envisagez-vous le futur ?

Nous sommes très heureux d’être allés au bout de l’histoire. Aujourd’hui, nous avons d’autres projets, notamment… courir sur les deux pôles. En novembre 2014, nous avons effectué le marathon des glaces en Antarctique ; ce qui a valu à Frédérique d’être la première Française à participer et à remporter cette course ! Pour finaliser notre rêve, il nous reste à nous attaquer au pôle Nord. Ce projet doit voir le jour en avril 2017, quand la banquise est praticable (c’est à cette période qu’elle est la plus solide – environ 2 mètres d’épaisseur). Affaire à suivre… en fonction des fonds récoltés !

Propos recueillis par

Ariane Dandoy

Naturopathe, professeur de yoga

Journée Nature et Yoga en forêt de Soignes le 14 mai

0477/55.56.07

www.naturyoga.be
Envie d’en savoir plus ?
Frédérique Laurent et Christophe Lebrun
Grand Chelem Marathon, éditions du Rêve.
(Commande sur le site
www.marathoniensdelextreme.fr/le-livre) – www.grand-chelem-marathon.com

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