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Fatigue : pourquoi vouloir gravir des montagnes ?

Fatigue : pourquoi vouloir gravir des montagnes ?

N’est-ce pas la saison idéale pour aborder le thème de la fatigue ? Le manque de luminosité, la dépression dite saisonnière, la chute des feuilles… On dit de certaines personnes qu’elles sont une force de la nature ! Parlons-en de Mère Nature, qui se met au repos après avoir tant donné. Et pour nous, à quand un peu de répit ?

Fatigue physique ou psychique ?

La fatigue est une réponse de l’organisme à une dépense excessive d’énergie. C’est une sensation d’affaiblissement physiologique ou psychique, qui survient dans la durée de l’état de veille ou à la suite d’efforts physiques et qui impose l’arrêt. La fatigue physique, quand elle est normale, est réversible avec la mise au repos qui restaure un certain niveau de performances. La fatigue nerveuse psychique se manifeste par une baisse de l’attention et de la concentration, un manque de désir, un sentiment de lassitude. Elle s’accompagne parfois d’idées noires ou de crises de tristesse, peut-être les signes d’une dépression débutante.

Moult causes

La fatigue peut donc résulter de plusieurs causes physiologiques, organiques ou fonctionnelles.

Mauvaises habitudes de vie : une alimentation pauvre en substances nutritives et riche en sucre ou en graisses, le manque d’exercice physique, le manque de sommeil, l’abus de produits addictifs comme le café, le tabac, l’alcool, la drogue.

Excès de travail : cumuler plusieurs emplois, vouloir être performant à tout prix.

Certains médicaments : les somnifères, les anxiolytiques, les antihypertenseurs, les antihistaminiques, par exemple.

Maladies physiques : l’anémie, le diabète, l’arthrite, l’hypothyroïdie, l’infection, le cancer, l’insuffisance cardiaque, le syndrome de fatigue chronique. Dans de tels cas, la fatigue s’accompagne de plusieurs autres symptômes.

Troubles psychologiques : l’excès de stress engendré par des tensions au travail, des soucis financiers, des problèmes conjugaux ou familiaux. Des difficultés d’adaptation à de nouvelles situations  telles qu’un changement d’école, un déménagement vers une autre région, un nouveau job, une séparation.

La toile regorge d’idées et de conseils pour faire face à la fatigue. Il va de soi que faire un bilan de la situation d’un point de vue médical est primordial. Ensuite, en fonction de ce qui est à la source de la fatigue, on peut toujours amorcer un changement vers le mieux-être en adoptant une meilleure hygiène de vie.

Déni de fatigue

Les chiffres de l’INAMI concernant le nombre croissant de burn-out et de dépression en Belgique sont alarmants. Entre 2007 et 2014, ceux-ci ont quasiment triplé, passant de 29 112 à 83 155 cas par an. Si le monde du travail est largement mis en cause, sommes-nous pour autant personnellement impuissants face au phénomène, en dépit des pressions sociales ?  Une part de la prévention ne consisterait-elle pas à observer nos émotions, sensations, besoins et limites ? Pourquoi surestimer nos capacités physiques et/ou intellectuelles ? Parmi les multiples hypothèses possibles, au travail comme dans le cercle privé, il y a la culpabilité de se détendre, d’être inactif, la crainte du jugement, la difficulté à déléguer ou demander de l’aide, le perfectionnisme, l’incapacité à dire « non » aux sollicitations. Prendre conscience de ce qui nous est néfaste, désagréable et d’autre part, de ce qui nous est profitable et ressourçant, peut nous aider à faire des choix opportuns au repos de notre corps et de notre esprit, indissociables.

Sylvie Hock

Conseillère conjugale

et familiale

0474 / 13 11 92

(Vedrin – Namur)

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