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OGM-Pesticides :  j’ai le droit de savoir et de choisir !

OGM-Pesticides : j’ai le droit de savoir et de choisir !

Nature et Progrès Belgique organise une conférence internationale à Bruxelles, le 26 janvier 2017, qui a pour titre « OGM-Pesticides : j’ai le droit de savoir et de choisir ! – Arguments pour un étiquetage de denrées alimentaires provenant d’animaux ‘nourris sans OGM’ et expériences avec de tels labels en Europe ».

Cet événement  se veut le lancement d’une campagne d’envergure pour l’obtention d’une législation en Belgique instaurant un label certifiant que certaines denrées alimentaires d’origine animale proviennent d’animaux qui n’ont pas été nourris avec des OGM.

Objectifs de la conférence

Alors qu’environ 99% des plantes génétiquement modifiées par transgénèse sont des OGM-pesticides conçus pour tolérer un herbicide et/ou pour produire un insecticide qu’ils accumulent dans leurs cellules, cette conférence vise à apporter une information sur les impacts sanitaires potentiels pour l’homme de ces OGM-pesticides  et sur leurs effets sur la santé des animaux d’élevage consommés.  Le but de cette conférence est également d’offrir au citoyen la possibilité d’opérer des choix alimentaires en étant informé. En effet, environ 80% des OGM-pesticides importés dans l’Union européenne (par exemple : soja et maïs) sont utilisés pour nourrir les animaux d’élevage alors que la législation européenne est telle que seuls doivent être étiquetés « OGM » les produits destinés à l’alimentation humaine ou animale qui contiennent volontairement des OGM ou des ingrédients qui en dérivent. Des traces d’OGM sont autorisées  sans étiquetage jusqu’à 0,9%  si leur présence est involontaire et inévitable. Pourtant, le citoyen doit pouvoir être en mesure d’accepter ou non le recours à des OGM pour la production de toutes ses denrées alimentaires y compris celles provenant d’animaux  (viandes, volailles, poissons, lait, œufs…) pour lesquelles il n’existe actuellement,  au niveau européen,  aucun label pouvant le renseigner à cet égard, même si l’animal a été nourri aux OGM sa vie durant.

Les impacts sanitaires pour l’homme et les animaux d’élevage ainsi que les expériences positives de labellisation décrites pour quelques états voisins devraient pouvoir alimenter la réflexion en vue de l’adoption d’une législation instaurant un tel étiquetage en Belgique.

Impacts sanitaires des OGM-pesticides pour l’animal et l’homme

En ce qui concerne les impacts sanitaires des OGM-pesticides pour l’homme et pour l’animal d’élevage, nous nous pencherons plus particulièrement sur les OGM tolérants au Roundup car environ 80% des OGM ont été modifiés en ce sens, sur le glyphosate présenté comme la matière active du Roundup et sur le Roundup,  produit pesticide le plus vendu au monde et bien plus toxique encore que le glyphosate seul.

Une étude à long terme (2 ans) sur le rat, première du genre, mettra en évidence la toxicité chronique du Roundup et d’un maïs génétiquement modifié tolérant le Roundup. Les toxicités du Roundup, du glyphosate et de ses co-formulants à base de pétrole seront comparées.

L’impact sur la santé des porcs nourris d’aliments contenant du soja OGM tolérant au Roundup sera décrit. Les concentrations en résidus de glyphosate dans divers tissus et organes des  porcs ainsi nourris seront données. Les effets potentiels du glyphosate et du Roundup sur la santé des volailles et vaches seront présentés de même que les concentrations en résidus de glyphosate dans divers tissus et organes chez la vache, le lapin, le poulet et dans l’urine chez l’homme.

Vers un étiquetage de  denrées provenant d’animaux  « nourris sans OGM » 

à défaut d’un label « nourri sans OGM » ou « issu d’animaux nourris sans OGM » harmonisé  et réglementé au niveau européen, il est possible d’utiliser  un tel étiquetage, volontaire, au niveau des états membres de l’Union européenne. Il fait l’objet d’une législation dans plusieurs pays. L’après-midi de la conférence sera consacrée aux expériences avec de tels labels utilisés en France, en Autriche, en Allemagne, au Luxembourg et dans la région du Danube. Seront décrits et discutés  l’existence ou non d’un logo, la  signification précise des labels  (dont le seuil accepté pour des contaminations fortuites ou techniquement inévitables dans les aliments pour animaux,  la période de nourrissage sans OGM des animaux avant leur consommation), le mode de contrôle du label, son coût économique, ses avantages, son intérêt et sa compréhension de la part des citoyens, les parts de marché qu’il génère et leur évolution temporelle, les perspectives d’harmonisation pan-européenne à l’instar des standards harmonisés élaborés pour la région du Danube, le rôle des organismes nationaux de coordination du label…

Catherine Wattiez

Dr.Sc.

Nature et Progrès Belgique

Pour consulter le programme complet de la conférence, pour l’inscription et  tout autre détail pratique, consultez le site de Nature et Progrès : www.natpro.be