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Dans ce monde qui court plus vite que vous, pas évident de s’octroyer un temps d’arrêt. À moins d’être initié à la pratique de la pleine conscience ou encore de la méditation, entre le travail et la famille, on a l’impression de courir tout le temps. Et je vais vous faire une confidence… ce n’est pas qu’une impression.

C’est un peu comme quand les feux de signalisation sur la route sont en panne et clignotent en orange sauf que ça ne dure pas que quelques heures. Il n’y a plus de feu rouge pour vous arrêter ou arrêter les autres. Tout part dans tous les sens et lors d’un moment d’inattention, de fatigue, c’est l’accrochage. Le corps vous arrête net et vous êtes plaqué au lit avec une grippe ou un autre truc de saison. Dommage de devoir en arriver là pour se permettre une pause. Rares ou quasi inexistants sont les moments où nous permettons à notre esprit de vagabonder et de sortir des « to do » listes. Et pourtant, 5 minutes de vagabondage par jour permettraient d’être bien plus productif dans tout ce que nous entreprenons durant la journée. Si vous faites partie de ceux qui ne peuvent pas s’arrêter à moins d’avoir une bonne raison, je vous dirais que c’est la pause gourmande qui s’impose… et ça tombe bien, avec les fêtes qui approchent à grands pas.

Voici une recette facile, rapide, saine et savoureuse qui vous donnera une belle raison de vous poser et de savourer une pause bien méritée.


Ingrédients

  • 1 filet de dinde bio de 600 à 700 gr ouvert en poche et farci avec son “filet pur” et la garniture aromatique
  • 5 gr de lamelles de truffes d’été réhydratées 15’ dans un peu d’eau tiède
  • Le jus d’un citron et un peu de zeste haché très fin
  • 2 à 3 feuilles de sauge
  • 1 gratte d’ail
  • Quelques échalotes hachées fin
  • Fleur de sel selon le goût
  • Piment d’Espelette selon le goût
  • Quelques belles feuilles de chou rouge
  • 1/2 céleri rave paré et détaillé en lamelles fines
  • 1 pomme boskoop en lamelles épaisses
  • 2 feuilles de laurier très finement ciselées
  • 2 petites figues séchées concassées
  • 20gr de gingembre haché fin
  • 4 chicons moyens
  • 4 à 6 belles échalotes
  • 1 gousse d’ail
  • Le jus de trempage des truffes tiédi
  • Fleur le sel selon le goût
  • 4 à 8 c. s. d’huile d’olive
  • Pas le jus de cuisson trop amer, prévoir un peu d’eau chaude
  • Fleur de sel selon le goût
  • 4 à 8 c.s. d’huile d’olive
  • Piment d’Espelette selon le goût
  • Jus de citron et zeste
  • 1 poignée de pousses de moutarde ou de cressonnette (facultatif)
  • 1 filet d’huile de truffe sur la viande

Préparation

  • Assemblez et mélangez les ingrédients de la garniture aromatique et enrobez-en le filet pur que vous mettrez ensuite au centre de la poche formée par le filet fendu en poche dans sa longueur.
  • Ficelez et cuisez  3h30 à 4h30 à 85°C selon le poids.
  • Cuisez l’épigramme à la vapeur 30’.
  • Cuisez les chicons, l’ail et les échalotes 25 à 30’ à la vapeur.
  • Mixez ensuite avec l’huile et la fleur de sel jusqu’à l’obtention d’une sauce épaisse et lisse ; réservez au chaud.
  • Nappez la crème sur le fond des assiettes préchauffées, disposez en haut les légumes et en bas le filet de dinde détaillé en tranches épaisses.
  • Assaisonnez l’épigramme avec la sauce crue, la viande avec l’huile de truffe.
  • Décorez avec les pousses et servez.

Commentaire

Pour cette recette, à défaut de truffes d’été séchées, vous pouvez utiliser de la truffe noire en très petite quantité sans quoi son  goût prononcé dominerait toute la recette. On peut trouver de l’huile de truffes dans certains magasins bio ou en épicerie fine en veillant bien à ce qu’elle soit réellement parfumée à la truffe et non avec des arômes artificiels !

La viande de dinde est particulièrement intéressante car très protéinée, jusqu’à 35%, ce qui est tout à fait exceptionnel ; je ne connais pas d’autres aliments aussi protéinés à part les légumineuses. Elle est aussi remarquablement maigre : moins de 1,2 % de lipides dont un tiers de polyinsaturés. Voilà donc un aliment festif avec un excellent profil diététique ! Qui, par ailleurs, est très savoureux et nourrissant tout en permettant une grande diversité d’apprêts culinaires. 

Je recommande comme toujours des cuissons douces à la vapeur ou au four ventillé à 85°C de manière à ne pas abîmer les acides gras, ni les protéines, ni les vitamines, minéraux et oligo-éléments dont cette viande est particulièrement bien pourvue.  Dans le cas de cette recette, on cuira la viande en une pièce épaisse en disposant la partie la plus tendre au centre ; cette dernière devrait être rosée à la fin de la cuisson. évitez aussi de piquer la viande durant la cuisson car les trous provoqués ouvrent des portes de sortie pour le jus de viande, ce qui la rend sèche et difficile à cuire juteuse et savoureuse. 

N’oublions pas que les sensations organoleptiques ressenties au niveau de la bouche, lorsque nous mâchons les aliments, nous procurent autant de plaisir gastronomique que les goûts eux-mêmes ; le plaisir gastronomique participe entièrement à la qualité de la digestion et de la biodisponibilité des nutriments. 

Pour apprécier l’appoint de cuisson sans piquer la viande, il suffit d’appuyer sur la pièce  et d’observer la réaction produite : 

– La trace du doigt reste enfoncée, c’est cru ;

– La trace du doigt revient en place avec une certaine élasticité, comme une balle de tennis, c’est saignant ;

– La trace du doigt revient en place avec peu d’élasticité, c’est à point ;

– Le doigt ne s’enfonce plus, c’est trop cuit !

 

 


Je vous souhaite de joyeuses fêtes et une gourmande année 2017

        Pol Grégoire
 polgregoire@skynet.be
ou www.polgregoire.org

Hugo