La lecture, un apprentissage…

Après la création des hiéroglyphes, un millénaire fut nécessaire pour que la graphie des lettres et le sens de lecture se stabilisent.

Fatigue physique ou psychique ?
On doit aux Sumériens l’invention de l’écriture, aux Phéniciens l’utilisation d’un ensemble réduit de signes graphiques symbolisant la langue articulée.
Les grecs transformèrent l’alphabet phénicien en attribuant à certaines lettres la valeur de voyelles. Les mots, d’abords écrits sans séparation, se dissocièrent les uns des autres, les accents apparurent. Les Etrusques transmirent l’alphabet aux Latins, les conquêtes romaines firent de l’écriture une pratique courante en Occident.

La langue française

Utilise : 26 lettres dans 2 casses (majuscules et minuscules), des ligatures (ae,oe), des diacritiques (accents, cédille), des digrammes (assemblage de 2 sons : ou, au, ch, gn, …), des trigrammes (ain, eau, oin, sch) et des lettres muettes.
Un total de 26 lettres qui en se combinant fournissent un support aux dizaines de milliers de mots du français et mettent nos sens à contribution !

Apprentissage
Si certains, avant ou dès 7 ans, ou encore à l’âge adulte, se glissent en souplesse dans l’apprentissage de la lecture, d’autres ont un mal fou à le faire. Que se passe-t-il quand on apprend à déchiffrer des signes noirs sur une page blanche ?

Les Neurosciences nous renseignent : il n’existe ni gène de la lecture ni site dédié à cette activité dans le cerveau. Ceci implique que le “futur lecteur” ait à “recycler” la zone de son hémisphère gauche (consacrée entre autre à la reconnaissance des formes et des visages) pour arriver à lire les mots écrits.

Durant cet apprentissage, il s’agit non seulement de découvrir comment fonctionne le code écrit, mais aussi de comprendre le principe qui relie les unités graphiques aux unités phoniques. Quand on sait lire, on a vite fait d’oublier comment… jusqu’à ce qu’on rencontre un mot nouveau ou une tournure inusitée. Pour en comprendre la signification, on s’interroge : quelle est la composition du mot, comment s’organise la phrase ?

C’est ici que la distinction entre apprendre à lire (oraliser) et savoir lire (accéder au sens), prend tout son sens.

L’apprentissage de la lecture ne peut se faire sans cette cohérence, sans que ne se constitue progressivement un dictionnaire “mental” qui lie le mot au sens qui lui correspond : “Boulangerie” à “le lieu où l’on vend le pain”. Chaque mot fait donc l’objet d’une convention sociale qui relie un support orthographique spécifique à un sens caractéristique.

Différentes méthodes
Tous les “apprentis sages” ne maîtrisent pas au même rythme le principe alphabétique. Nombreux sont ceux qui arrivent à l’école avec une langue orale éloignée de la langue écrite qu’ils vont apprendre à lire; abondants ceux qui présentent des troubles de l’apprentissage (dyslexie, dyspraxie, dysphasie,…).

Du côté des “Maîtres” : on trouve les partisans de la “globale”, les défenseurs de la “syllabique”, ceux qui ne jurent que par la “mixte” et dans les écoles alternatives (Montesorri, Decroly, Freinet et Waldorf-Steiner), les avoués des méthodes “actives”.

Que l’on parte du son vers les lettres, des lettres vers le son, d’objets ou d’images tirés de contes, de légendes ou de fables : si je comprends ce que je lis, j’entre dans la lecture avec bonheur et lire devient plaisir.

Ni baguette magique ni bonnet d’âne

L’âge auquel on apprend à lire est-il important ? Pourquoi exige-t’on de l’enfant qu’il sache lire à 7 ans ? L’organisation de l’école en dépend-elle? Les élèves en difficulté de lecture sont-ils en difficulté scolaire ?

Fondamentalement, l’apprentissage de la lecture n’est-il pas intimement lié à celui de l’écriture et de la prise de parole dans le respect du développement de la Conscience de Soi ?

Autant de questions que de points de vues.

Bonne rentrée !


Christine Meunier est institutrice primaire de formation.
Elle a suivi les cours de Master en Sciences de l’Éducation et travaille aujourd’hui comme Conseillère pédagogique.
Elle anime des ateliers individuels d’apprentissage à la lecture (méthode “La Planète des Alphas”1) et au calcul.
Elle est également Conseillère et Animatrice en Fleurs de Bach.

www.christinemeunier.be
0475/424 594
www.lesalphas.net

Cécile Houyet

Cécile Houyet

En consultation individuelle, au travers de la thérapie énergétique, du coaching émotionnel et du massage, je vous propose d'aller à la rencontre de la personne que vous êtes, pour prendre en charge votre santé, vous libérer des schémas mentaux répétitifs, intégrer votre structure émotionnelle et vous ancrer dans un vrai présent.En groupe, sous forme d'ateliers créatifs, je contribue au développement d'une vision intérieure éclairante qui ouvre à un mode de vie métamorphosé. Thérapies manuelles douces - Accompagnement émotionnel Consultation sur rendez-vous – Ateliers - Séminaires +32 (0) 470 22 46 87 www.biennaitreasoi.com

Voir mon site web