Bike Brussels, en tête de la semaine de la mobilité !

Cette année, nous célèbrerons la 3e édition du salon Bike Brussels, lancé en 2017 grâce au soutien de Bruxelles Mobilité. Incontournable de la Semaine de la Mobilité et de son dimanche sans voitures, le Salon présentera avec plus de 150 exposants toutes les dernières innovations en mobilité active.

Quatre jours pour fêter le vélo: essais pour tous, conférences pour les curieux, colloque pour les sérieux, animations pour les plus jeunes, B2B pour le business …

 

Interview d’Étienne Bertrand, organisateur du salon.

Si vous deviez décrire le salon en trois mots, vous me diriez…
 
Sans aucun doute “découvrir, essayer et conseiller !”

 


Étienne Bertrand, vous êtes le cycliste derrière cet événement. Pourquoi une telle initiative alors que Bruxelles ne connaissait pas encore
la « Vélorution » actuelle ?

Comme vous l’avez si bien dit, tout d’abord parce que je suis cycliste et grâce au vélo, en pleine forme ! (rires). Plus sérieusement, ce salon témoigne de notre volonté de dévoiler aux Bruxellois tous les aspects du vélo urbain.

Même si, il y a trois ans, on ne parlait pas encore de Vélorution, il faut préciser que le vélo était déjà une tradition bien vivante dans notre capitale grâce aux associations cyclistes et des initiatives de VLS1 comme Cyclocity (l’ancien Villo !) et Blue Bike, lancé en 2011.

En outre, Bruxelles avait accueilli en 2009 le congrès mondial du vélo, Velo-City, dopant alors sa politique cycliste locale. Pour finir, la Flandre et nos voisins hollandais sont des exemples intemporels en matière de cyclisme urbain.

 

Pourtant, vous n’avez pas toujours travaillé dans le domaine du vélo…

En effet, je me suis d’abord spécialisé dans l’organisation de salons. Cependant, notre agence Initiatives et Développement atteste d’une belle et longue expérience dans le développement durable. Nous sommes derrière des salons de réputation internationale comme « Bois & Habitat », « Énergie et Habitat », « Energy to Build »…

Il y a vingt ans, quand notre bureau lançait « Bois et Habitat », on nous a pris pour des dingues car l’usage du bois dans la construction était plus que marginal.

Alors que maintenant, l’utilisation de ce matériau sain et naturel est une tendance incontestable, pour le plus grand bonheur de notre planète !

Plus qu’une tradition, la durabilité est une valeur qui tient à cœur de toute l’équipe et rythme chaque minute de notre travail. Au cours de ces projets, je me suis vite rendu compte qu’un salon permettait de présenter un « concentré » de solutions et d’innovations en seulement quelques jours d’exposition.

En l’organisant lors de la semaine européenne de la mobilité, je voulais proposer aux Belges un événement phare, qui proposerait des solutions de mobilité, mais aussi des animations, des essais et des conférences.

À terme, nous voulons montrer non seulement à la population mais aussi aux pouvoirs publics que chacun peut bouger… mieux !

À titre plus personnel, développer une vitrine des mobilités douces en ville est l’occasion de travailler pour le futur des générations à venir.

Même si je n’ai pas encore de petits-enfants, mon souhait est que l’énergie déployée pour Bike Brussels soit un coup de pédale supplémentaire sur le chemin du développement durable. Devenir acteur du « monde durable de demain » serait l’un des plus beaux succès de ma carrière.

 

Au vu des innovations actuelles en matière de mobilité, pourquoi Bike Brussels ?

Aujourd’hui plus que jamais, le vélo rayonne, que ce soit pour son côté pratique, son faible coût économique, sa communauté, sa joie de vivre ou encore ses avantages pour la santé. À Bruxelles, énormément d’initiatives de mobilité sont donc apparues et, malgré tout, le grand public n’en est qu’à moitié conscient.

Les marques et magasins se multiplient, main dans la main avec des associations et des groupes citoyens. Il est vrai que nous aurions pu appeler le salon « Brussels Mobility Show  », mais nous ne voulions pas perdre cette belle dynamique propre au vélo, qui est et restera toujours notre produit phare.

 


 

Petite question concernant le lieu : pourquoi Tour & Taxis ?

C’est une question que l’on nous pose bien souvent. Pourquoi Tour & Taxis et pas le Heysel ? Malgré des conditions d’accueil hors pair, le Heysel est pour moi le temple bétonné de la voiture.

Alors que Tour & Taxis correspond parfaitement à nos valeurs.

C’est le symbole du renouveau urbain et de la ville rendue aux habitants : situé dans le centre-ville, le site est accessible en vélo et en transports en commun.

D’emblée, le lieu dégage une ambiance sympathique et chaleureuse, plus adaptée à une mobilité douce.

Le salon réunit non seulement des exposants présentant une large gamme de produits vélo et micromobilité (des vélos urbains/pour enfants/ électriques/cargo), des micromobilités comme des trottinettes et monoroues, des équipements de mobilité douce, du matériel d’aménagement… mais c’est aussi l’occasion de pouvoir essayer toutes les innovations vélo de 2019, avec le conseil des fabricants et spécialistes.

Le contact entre exposant et visiteur se veut donc authentique et personnalisé, ce qui est de nos jours une opportunité rare et précieuse.

Petits et grands sont également invités à tester les produits sur nos trois pistes d’essais, dont la sécurité est renforcée cette année pour une expérience encore plus exceptionnelle.

Nous avons également la chance de compter sur d’étroites collaborations avec le milieu associatif depuis les prémices du salon, notamment grâce à ProVélo.

Cette année encore, les membres d’associations vélo comme le Gracq, Cyclo, les Ateliers de la Rue Voot, Fietsersbond et Molenbike seront présents au sein du salon afin de conseiller et d’informer au mieux les visiteurs sur leurs actions bruxelloises.

C’est un point essentiel pour nous car les associations vélo représentent les précurseurs de la « vélorution » dont nous parlions.

C’est grâce à leur engagement et leur expertise que les mobilités durables peuvent petit à petit prendre possession des rues de notre capitale.

Quelles sont donc les nouveautés du salon pour cette 3e édition ?

Comme je vous le commentais tout à l’heure, le succès incontestable de la zone d’essai nous invite donc à remanier les pistes pour les agrandir, les sécuriser et les calibrer pour chaque utilisation spécifique (bike, e-bike, cargo-bike, trottinettes, mono-roues et kids bike).

En ce qui concerne les innovations de mobilité active, nous intégrons cette année plus d’exposants et de démonstrations autour des micromobilités comme la monoroue, la trottinette électrique, le segway… afin de conseiller et d’informer au mieux le public.

Et parce que le changement vient non seulement des populations mais aussi des pouvoirs publics et privés, l’équipe de Bike Brussels a décidé d’agrandir l’espace d’exposition pour accueillir un business focus le vendredi 20 septembre.

Les Mobility Managers des entreprises et des collectivités publiques auront donc l’occasion de découvrir tout ce qui existe en matière de mobilité durable lors d’un colloque dans la matinée et d’un forum solutions l’après-midi.

Et, pour finir, nous présentons cette année un bel éventail d’animations : des conférences autour du voyage à vélo, des balades de découverte avec Once Upon in Brussels, un Pumptrack pour les enfants, des ateliers de réparation, des artistes de micromobilité, une exposition d’anciens vélos, une fanfare… et bien d’autres surprises !
 

Selon vous, quels sont les défis de 2019 en matière de mobilité à Bruxelles ?

Cette année plus que jamais, le vélo et la micromobilité sont portés par l’actualité : entre les manifestations pour le climat, la mise en place de la « low emission zone » et les difficultés récurrentes de circulation, les piétons sortent de plus en plus de leurs voitures !

Les chiffres de l’Observatoire du vélo, réalisés en début d’année par Bruxelles Mobilité, sont univoques : + de 50 % de navetteurs cyclistes en huit ans, ce qui se traduit en + de 1000 vélos par heure dans certains axes de la capitale.

La demande pour des aménagements propices à la mobilité douce est incontestable. Et avec le « boom des micromobilités », Bruxelles se doit d’adapter sa politique cyclable et d’informer ses citoyens.

 


Une citation « vélosophe » pour conclure ?
Le coureur cycliste français Jacques Anquetil disait : « Je suis plus habitué à rouler ma vie qu’à l’écrire », quelle inspiration !
J’invite tous les lecteurs de BioInfo à nous retrouver du 20 au 23 septembre à Tour & Taxis. Et n’oubliez pas vos casques ! (rires)

Informations pratiques
Du 20 au 23 septembre 2019
Tour et Taxis
www.bike-brussels.be

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