Des psychobiotiques dans votre assiette !

Savez-vous que votre intestin et votre microbiote influencent le fonctionnement de votre cerveau, ainsi que votre comportement ? Pour un moral au top, prenez soin de votre ventre, mangez des psychobiotiques !

 

Bien dans votre ventre, bien dans votre tête

On sait depuis longtemps que le cerveau dialogue avec l’intestin grâce à plus de 200 millions de neurones connectés à l’intestin, expliquant ainsi de nombreux troubles digestifs liés au stress.

Mais que ces échanges se fassent dans les deux sens est un concept plus récent : le « petit » cerveau qu’est l’intestin communique en permanence avec le « grand »,
dans notre tête via une autoroute à plusieurs voies 1.

Cette communication partant de l’intestin vers le cerveau est de loin beaucoup plus importante que du cerveau à l’intestin.

L’intestin possède son propre système nerveux entérique, ainsi qu’un microbiote composé d’un grand nombre de bactéries capables de stimuler la production de multiples substances (hormones, neurotransmetteurs, molécules inflammatoires etc.) qui vont envoyer via les nerfs et le sang des signaux positifs ou négatifs au cerveau 2.

La qualité de notre microbiote va donc influencer la santé de notre cerveau.

De nombreuses publications scientifiques montrent clairement que des déséquilibres du microbiote sont impliqués dans les troubles de l’humeur, l’anxiété, la dépression, l’autisme, les maladies neurodégénératives comme le Parkinson et les troubles psychiatriques 3.

 

1 Emeran Mayer, The Mind-Gut Connection
2 Le microbiote allié de notre cerveau, Sciences et Avenir, 2016, Elena Sender
3 Dossier Pour La Science Intestin n°95 Avril-Juin 2017
4 Psychobiotic s: a novel class of psychotropic. Dinan TG, Stanton C, Cryan JF. Biol Psychiatry. 2013 Nov 15;74(10):720-6

Les bonnes bactéries, c’est bon pour le moral

Certaines bactéries amies sont capables de produire des substances psychoactives qui agissent favorablement sur le cerveau et améliorent notre humeur, notre sommeil et nos capacités cognitives. On les appelle des psychobiotiques.

Le terme psychobiotique a été utilisé la première fois par des scientifiques irlandais en 2013 et à l’origine faisait référence aux probiotiques (bactéries amies) qui sont potentiellement bénéfiques pour les patients atteints de maladies psychiatriques 4.

Récemment, le terme psychobiotique s’est élargi aux prébiotiques qui permettent la croissance d’un microbiote favorable à une bonne santé mentale. Les souches de probiotiques bénéfiques pour notre cerveau font partie de la famille des Lactobacillus et des Bifidobacterium.

Certaines souches de Lactobacillus et Bifidobacterium produisent de l’acide aminobutyrique (GABA), et de la sérotonine, deux neurotransmetteurs calmants qui interviennent dans la régulation de l’humeur, et qui ont des effets bénéfiques sur la dépression. De plus, ces psychobiotiques diminuent les réactions inflammatoires de l’organisme, associées aux états dépressifs et anxieux.

Ces souches probiotiques « anti-stress » diminuent la perméabilité intestinale et réduisent le passage de toxines bactériennes dans la circulation sanguine. De plus en plus de preuves scientifiques démontrent les effets anti-dépresseurs et anxiolytiques de diverses souches psychobiotiques dans des modèles animaux et chez l’homme, en particulier Lactobacillus helveticus, Lactobacillus casei, Lactobacillus rhamnosus, Bifidobacterium longum, et Bifidus infantis.

Nul doute que d’autres souches de probiotiques démontreront leur efficacité dans un futur proche. La « psychomicrobiotique » est en plein essor. Plusieurs laboratoires proposent dès à présent des compléments à base de « psychobiotiques ».


Les psychobiotiques dans l’assiette

Un esprit sain passe par un microbiote sain : il est donc crucial d’implémenter une bonne hygiène de vie pour soutenir votre système digestif et votre intestin.

Tout commence dans la bouche avec une bonne mastication. Faites le plein d’aliments prébiotiques qui vont nourrir vos bonnes bactéries intestinales ainsi que d’aliments fermentés riches en probiotiques (bactéries amies).

Différentes catégories d’aliments prébiotiques (voir tableau) sont à consommer quotidiennement, comme par exemple l’ail, l’oignon, l’artichaut, le topinambour, la banane, ainsi que 30 grammes de fibres par jour.

Les psychobiotiques sont présents dans les produits lactofermentés : kéfir, kombucha, choucroute, kimchi (spécialité coréenne de chou), tempeh (soja fermenté).

Leur consommation améliore l’humeur et réduit l’anxiété, comme le montre une étude récente réalisée sur sept cents étudiants américains 5.

 
5 Fermented foods, neuroticism, and social anxiety : An interaction model. Matthew R. Hilimire, Jordan E. DeVylder, Catherine A.
Forestell. Psychiatry Research 2015 (228) 203-8

Myriam Francotte

Myriam Francotte

Dr Sciences, Praticien de santé naturopathe (Cenatho), Vice-Présidente de l’Union des Naturopathes de Belgique, Formatrice à l’ISNAT (Institut Supérieur de Naturopathie Traditionnelle), Thérapeute Essénienne agréée (Anne Givaudan), Thérapies vibratoires (Patrick Drouot). Expertise en aromathérapie, gemmothérapie et phytothérapie. Consultations : Bilan (naturopathique, iridologique ou énergétique), programme de santé concret et individualisé, soins énergétiques. Réglage de troubles fonctionnels ou chroniques, levée de blocages énergétiques ou émotionnels, gestion du stress, burn-out, accompagnement de la grossesse, ménopause … Ateliers et Conférences Avenue de Winterberg 22 1330 Rixensart 0478 733 520 myriamfrancotte@hotmail.com www.unb.be www.sois.fr

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