Burn out maternel, levons le voile

Sous la pression du mythe de la mère parfaite, difficile de reconnaître ses limites, d’oser avouer que l’on n’en peut plus. Plus difficile encore, pour celles qui sont mère au foyer, d’oser solliciter de l’aide. Et pourtant, nul besoin de traverser des événements particulièrement difficiles pour être victime d’épuisement maternel.

 


Signaux d’alarme
La naissance d’un enfant est un événement heureux, beaucoup de mères disent même que c’est l’expérience la plus inouïe de leur vie, mais c’est également une grande source de stress et de fatigue.

Celle-ci est légitime pour de multiples raisons: les fluctuations hormonales, les nuits trop courtes, l’allaitement éventuel, le sens des responsabilités, les émotions diverses, bref, le fait que ce petit gagne du terrain et que l’on se rende disponible 24h/24.

Le burn out maternel évolue selon 3 stades de gravité:
– L’épuisement physique et émotionnel : la personne est vidée, peine à réagir et souffre de divers symptômes physiques
– La distanciation : comme le stress persiste, la personne se coupe de ses ressentis pour se protéger
– Le crack : la personne se trouve dans un déclin de productivité et d’efficacité. Elle se fait submerger tout en reniant ses accomplissements

La mère en burn out fait une overdose de tout, assumer son quotidien revient à escalader l’Everest, elle oscille entre amour-passion pour ses enfants et haine.

Victime de sautes d’humeur, elle se montre parfois violente. Sa libido décline, elle peut prendre du poids ou en perdre beaucoup, elle a une faible estime d’elle-même et s’isole le plus souvent.

Un statut mal reconnu
thèque un ouvrage peu connu de Laurence Pernoud, (Auteure de « J’attends un enfant » et « J’élève mon enfant »), paru en 1981 – Ed. Stock « Il ne fait pas bon être mère par les temps qui courent ».

En voici un extrait : « Mal vue, pas vue, la maternité n’est en fait populaire que pendant quelques mois, les neuf de l’attente, les deux ou trois qui suivent la naissance ; après, la femme retourne à son destin, la maternité s’efface. ».
On peut aussi s’interroger sur la question du clivage dont est victime la femme.

Qu’elle soit mère au foyer et elle passe pour oisive ou s’entend dire qu’elle rate de sa vie de femme, qu’elle soit carriériste et elle passe pour une mère indigne. Cette image de la maternité est tronquée. La réalité est à envisager de manière bien plus nuancée.

« La fonction de mère ne comporte ni salaire, arrêt maladie, vacances, promotion ou encadrement par des supérieurs. Avoir besoin d’aide renvoie à l’incompétence, la faillite. »

Soyez une bonne mère pour vous
le symptôme d’un équilibre perdu. Chaque cycle de vie demande un temps d’adaptation, une redistribution des rôles, une redéfinition des règles, du cadre, des objectifs, le tout en tenant compte de chacun des membres de la famille. La communication avec le conjoint est primordiale. Chaque histoire est singulière. A chacune d’inventer sa vie, de trouver un nouvel équilibre, de prendre le temps nécessaire pour définir ses priorités et de savoir ce qu’elle veut.

Donner sa juste place à l’enfant, oser être soi-même, apprendre à déléguer une part de la charge de travail et des responsabilités. Bon courage !

Sylvie Hock

Sylvie Hock

Convaincue des bienfaits de l’approche Humaniste de Carl Rogers, experte des relations conjugales et de leurs enjeux, ma préoccupation est de vous aider à redonner leur juste sens à vos relations intrafamiliales pour le mieux-être de tous. Conseillère conjugale et familiale, Membre de l’UPCCF, Animatrice ProDAS Fondatrice de Cercle de parole créative, lieu d’accueil et d’accompagnement dédié à l’épanouissement relationnel affectif. Consultation individuelle, Consultation de couple, Ateliers de développement personnel ProDAS Séance découverte gratuite

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