D’octobre à janvier, un fruit exotique, à la peau lisse et fine et à la chair juteuse et sucrée, de couleur orange vif, égaye les étals des supermarchés. Il s’agit du kaki, fruit du plaqueminier, arbre originaire d’Asie. C’est le fruit national du Japon, où il se consomme abondamment, surtout lors du Nouvel An.

Ce n’est que depuis le 19e siècle que sa culture est arrivée en Europe, nous offrant le kaki d’Europe, une des variétés de kaki parmi bien d’autres. Celui-ci se consomme bien mûr, presque blet, sans quoi sa peau se révèle astringente.

DSC00745 (retouchée)

Le kaki affiche alors une apparence peu esthétique : sa peau est décolorée et presque translucide et il devient très mou. S’il est ainsi délicieux, il est également fragile. Gare aux manipulations et au transport.Véritable concentré d’apports nutritionnels, le kaki est le fruit par excellence pour se sentir bien dans son corps et faire le plein d’énergie.

Bien mûr, il est riche en sucres et, avec 66 kcal/100g, il fait partie des fruits les plus énergétiques, au même titre que le raisin.

Riche en vitamine C, en polyphénols, en tanins mais surtout en caroténoïdes (pro-vitamine A), le kaki détient un fort potentiel anti-oxydant. Le kaki est l’un des fruits les plus riches en caroténoïdes avec pas moins de 15 caroténoïdes (100g de kaki apportent 22% des besoins journaliers). Ces anti-oxydants ont la propriété de réduire le vieillissement cellulaire et de protéger le système cardio-vasculaire faisant du kaki un fruit très recommandé pour les personnes atteintes d’artériosclérose, d’hypertension et d’affections cardiaques en général.

Le kaki fournit aussi une bonne quantité de potassium (161mg/100g), légèrement diurétique. Le taux de fer n’étant pas fort élevé dans le kaki (0,36mg/100g), il a l’avantage d’être très bien absorbé grâce à la présence de la vitamine C et est recommandé en cas d’anémie ferriprive.

Riche en fibres solubles de par sa contenance importante en pectine et en mucilages (3,6 gr/100 g), le kaki agit comme un grand adoucissant et anti-inflammatoire du tube digestif. Ces fibres solubles favorisent la rétention d’eau dans le tube digestif et sont conseillées en cas de diarrhées. Ces fibres agissent aussi de manière favorable sur les glucides du kaki, en ralentissant leur absorption, évitant les pics d’hyperglycémie que l’on retrouve habituellement dans les aliments très caloriques.

Le fruit peut se manger nature mais réduit en purée (avec un peu de jus de citron), il accompagne à merveille la crème glacée, le yaourt ou les crêpes. Il rajoute une note sucrée dans les salades de fruits et se marie à merveille avec du fromage de chèvre. Il peut aussi être préparé en condiment type chutney, avec de l’oignon, du thym et du laurier pour accompagner les volailles.

Astuce : si le kaki est devenu trop blet, coupez-le en morceaux et surgelez-le. Avec un bon blender ou un extracteur de jus contenant un cône broyeur, vous pourrez en faire un excellent sorbet dont les enfants raffolent.

Maddy Lecomte

Maddy Lecomte

Naturophate (diplômée Cénatho), formée en micronutrition par le Dr Curtay (formation CFNA), formée au living Food Lifestyle (formation Ann Wigmore Natural Health Institute Puerto Rico), partenaire et coach certifiée SwissJump/Bellicon

Avatar

Elodie Hubin