La santé, ça s’apprend!

«Ma mission est de permettre aux gens de se réapproprier leur santé, d’en être les acteurs. Car chacun possède en lui un pouvoir de guérison.» Telle est la philosophie de Christian Tal Schaller, un médecin holistique devenu chamane.

Christian Tal Schaller possède un parcours étonnant. Diplômé en médecine en 1970, il se montre très vite peu convaincu par la chimie des médicaments. Il élargit alors son champ d’action en se formant à l’homéopathie, à l’acupuncture, à l’auriculothérapie, à la médecine manuelle, à la technique du Rêve Éveillé, à la méthode Vittoz, aux psychologies humaniste et transpersonnelle et à de multiples méthodes thérapeutiques naturelles. Passionné par la nutrition de santé, il devient aussi l’un des pionniers de la diététique qualitative. Il se forme également aux États-Unis, en Amérique latine et dans d’autres pays au chamanisme, à la médiumnité (channeling) et à la psychothérapie spirituelle.

Ses prises de position contre le recours abusif à la chimie et aux vaccins lui ont valu quelques critiques virulentes de la part de la médecine traditionnelle. Auteur célèbre, il a en outre publié des dizaines d’ouvrages, seul ou avec son épouse Johanne Razanamahay, qui est chamane, médium et psychothérapeute.
 

Tal Schaller, vous avez 50 ans de médecine derrière vous et de multiples casquettes. Quel est aujourd’hui le bilan de votre longue expérience?
Toutes les médecines alternatives que j’ai étudiées et pratiquées sont formidables. Mais ma priorité est aujourd’hui d’apprendre aux gens à écouter leur source intérieure et à devenir leur propre médecin. Mon slogan est d’ailleurs: «La santé, ça s’apprend!» Cela inclut de s’occuper de son corps physique, émotionnel, mental et spirituel.

Chaque personne possède des besoins différents. Le but est de savoir s’écouter afin de trouver en soi la clé de la guérison. Car si l’on obéit à une autre personne – en général un médecin – et que l’on lâche son propre pouvoir, on ne peut être que malheureux…

Comment accéder à cette «source intérieure»?
Lors de mes stages, je donne différents outils à mes élèves afin d’y parvenir. Mais globalement, l’objectif est de retrouver la liberté émotionnelle d’un enfant de 3 ans. à ce moment de sa vie, l’enfant est dominé par son cerveau droit – c’est-à-dire tout ce qui est intuition, méditation, rêve éveillé ou voyages chamaniques. Or, en grandissant – du moins dans le monde occidental – il se laisse peu à peu guider par le « cerveau gauche », qui correspond à l’intelligence rationnelle, logique et analytique. Les émotions deviennent alors taboues, et il n’a d’autre choix que de les refouler.

Or, toute émotion réprimée s’imprime dans le corps et, à la longue, finit par déclencher des maladies. Ceux qui ne refoulent pas leurs émotions se déchargent sur les autres en usant d’une certaine violence, ce qui n’est pas préférable. Et pour ces deux attitudes, nous avons construit des «monuments». Les violents, on les jette dans des prisons. Ceux qui gardent la violence dedans, les victimes, on les enferme dans des hôpitaux ! Mais il existe une troisième voie…


Laquelle?
C’est de se conduire comme un jeune enfant : lâcher ses émotions, pleurer, hurler ou gesticuler en tous sens pour évacuer l’émotion polluante… Les chamanes font de même. Dès qu’on laisse sortir les émotions par des gestes et des sons, le cerveau gauche se calme.On entre dans la détente. Puis, avec un peu d’entraînement, on arrive dans les rythmes lents du cerveau droit pour voyager avec sa conscience.

Oui, mais impossible de se lâcher de cette façon dans le métro si l’on vient de se faire virer, par exemple…
cepte pas l’expression des émotions. Il y a lieu, alors, de les postposer. Un peu comme lorsqu’on doit aller aux toilettes. On attend d’arriver chez soi….

Comment l’expression de nos émotions va-t-elle nous aider?
Tout d’abord, elle va nous empêcher de les stocker dans notre corps. Ensuite, elle va nous permettre de voyager et de guérir les blessures de nos vies antérieures, que nous subissons d’incarnation en incarnation… Toutes nos peurs, que ce soit celle de l’eau, du vide ou des animaux est l’expression d’une peur cristallisée au cours d’une vie passée. Dans mon parcours, j’ai eu la chance de rencontrer une dizaine de peuples naturels qui vivaient sans conflits ni maladies. Chez eux, il n’y avait ni prisons ni hôpitaux car ils ne gardaient jamais d’émotions bloquées. Ils pouvaient se mettre à pleurer ou crier en public, à gigoter comme des fous ou à se rouler par terre… et tout le monde trouvait ça parfaitement normal!

Vous pratiquez également la psychothérapie spirituelle…
Oui, j’ai commencé à traiter des patients qui avaient consulté de nombreux psys traditionnels, sans succès. Je leur ai fait faire des voyages dans leur inconscient. à ma grande surprise, ils ont commencé à me décrire des souvenirs de vies antérieures. J’ai appelé cela la «psychothérapie spirituelle». Comme il n’y a que le corps physique qui meurt, les corps émotionnel, mental ou spirituel ne peuvent pas disparaître, car ce sont des corps d’onde. Imaginez que vous ayez été une grande guérisseuse, dans le passé, et que l’on vous ait entraînée sur le bûcher. Du coup, vous êtes très en colère… Y compris dans votre vie actuelle. Pour en sortir, il faut faire un travail pour retrouver l’incarnation passée, voir son émotion et la lâcher.

L’alimentation saine a-t-elle quand même sa place dans le maintien de notre santé ?
Tout à fait ! Chaque bouchée est importante. Mais il s’agit d’un aspect parmi d’autres de la santé et du bien-être car nous sommes des êtres multidimensionnels. Certaines personnes se plaignent de contracter un cancer alors qu’elles s’alimentent bien et font de l’exercice. Je leur réponds que c’est bien de s’occuper du rez-de-chaussée, mais qu’il faudrait aussi jeter un coup d’œil aux caves… Entendez par là l’aspect émotionnel de leur être, qui nécessite un certain nettoyage.

Quelle est votre routine personnelle pour demeurer en forme?
J’applique évidemment chaque jour ce que j’enseigne. Je maintiens mon corps physique par le jeûne et l’exercice. Je soigne l’émotionnel en criant, en dansant, en riant, lorsque c’est nécessaire. Je soigne mon mental en me libérant de toutes les croyances que l’on m’a inculquées. Enfin, je choie le spirituel en me connectant à mon être intérieur.

Aujourd’hui, lorsque je suis l’objet d’attaques – j’ai souvent été critiqué en tant que médecin non conventionnel et anti-vaccins – je le prends comme un cadeau car je surmonte ces critiques grâce à ces techniques et en sors plus fort, plus serein.

Virginie Stassen

Virginie Stassen

"Journaliste depuis vingt ans, j’aime jouer avec les mots comme certains manipulent la terre glaise, donner du rythme aux lettres, du piquant aux phrases, de la saveur aux pages… Lorsque le contenu rejoint mon autre passion (le bien-être au naturel et le développement personnel), mes doigts galopent de bonheur sur le clavier. Le Bioinfo, que j’ai rejoint il y a quelques années déjà, m’offre ce privilège à travers son tandem de choc, Fanny et Naceur, que je remercie au passage. Chaque rencontre, toujours riche de sens, me voit sortir grandie."