La vérité sur les solaires…

On a entendu un peu tout et n’importe quoi sur les crèmes solaires, qu’elles soient bio ou chimiques. Mais qu’en est-il réellement? Cédric Mourlon, administrateur de la gamme Biosolis, nous aide à y voir plus clair.

A quels risques nous exposons-nous – ainsi que la planète – en nous tartinant de crème solaire composée de filtres chimiques ? Telle est la question qui est sur toutes les lèvres à la veille des beaux jours et des départs en vacances.
«Les crèmes solaires composées de filtres chimiques sont nocives à deux niveaux, nous informe Cédric Mourlon, qui a fait le pari des produits solaires bio composés de filtres minéraux naturels. La majorité des filtres chimiques sont des perturbateurs endocriniens et favorisent le développement de bactéries responsables de la destruction des coraux. De plus, les formules « bon marché » renferment d’autres ingrédients également nocifs comme des dérivés de pétrole, des parfums synthétiques bourrés d’allergènes…»

Parmi les filtres chimiques les plus nocifs, citons l’oxybenzone, que l’on retrouve dans la plupart des produits solaires conventionnels vendus en supermarchés ou pharmacies.«Il est utilisé de façon massive car il est bon marché et présente un large spectre d’action protectrice. Le problème est qu’il s’agit d’un perturbateur endocrinien. Il est donc nuisible à l’être humain en général et à l’enfant en particulier.» Lors de l’été 2016, la Société Française de dermatologie avait d’ailleurs publié un communiqué en ce sens privilégiant l’usage d’écrans solaires minéraux pour la protection des enfants.

La crème bio: quels avantages?
L’usage d’un filtre chimique par rapport à un filtre bio (minéral) est très différent. En effet, dans le premier cas, les filtres provoquent une réaction chimique dans le corps pour absorber les rayons – ils ont une action d’absorption. Dans le second cas (les filtres minéraux bio), la protection demeure en surface en réfléchissant les rayons comme un miroir – ils ont une action de réflexion.

De plus, ces filtres sont d’origine naturelle, ils sont biodégradables, et ne pénètrent pas dans l’épiderme car ils sont non-nano (pour les produits certifiés bio), et donc sans danger pour la santé. Les deux types de crèmes sont toutefois efficaces contre les rayons solaires. Par contre, leur efficacité se mesure de manière différente. « Certains tests, uniquement adaptés aux filtres chimiques, ont d’ailleurs été utilisés pour décrier la qualité de nos produits, explique Cédric Mourlon. Tous les acteurs du solaire bio étaient concernés… Comme par hasard.

Nous avons dès lors décidé de nous regrouper avec deux autres marques pour mettre en place un protocole validé par les scientifiques et par les autorités publiques afin de ne plus permettre à quiconque de mettre en doute la qualité de protection de nos produits sans fondements scientifiques, comme cela a été le cas. Nous sommes d’ailleurs soutenus dans cette démarche par Cosmebio. »

Un succès croissant
«Lorsque nous avons annoncé que nous nous lancions dans le solaire bio, en 2010, certains nous ont regardés comme si nous étions fous, se souvient Cédric Mourlon.
En effet, le solaire est saisonnier – donc moins rentable – et est soumis à des règlementations importantes en matière de sécurité qui varient d’ailleurs d’un pays ou d’un continent à un autre. ça n’a pas toujours été facile, mais depuis quelques années et de nombreux investissements dans la recherche, nous proposons aux consommateurs des produits de grande qualité, et surtout faciles à utiliser.

Du coup, les consommateurs changent peu à peu leurs habitudes et se tournent vers nos produits.» Aujourd’hui, Biosolis propose des produits très variés pour tous les types de peau et la marque élargit sans cesse sa gamme.

En 2018, la crème visage anti-âge SPF 30 et le Spray solaire SPF30 ont vu le jour. Les produits ont également été enrichis d’une fragrance naturelle à base de fleurs, pour un usage plus agréable encore, bien loin des parfums chimiques. La gamme est présente dans plus de 30 pays.

Infos: www.biosolis.info

Virginie Stassens

Virginie Stassens

"Journaliste depuis vingt ans, j’aime jouer avec les mots comme certains manipulent la terre glaise, donner du rythme aux lettres, du piquant aux phrases, de la saveur aux pages… Lorsque le contenu rejoint mon autre passion (le bien-être au naturel et le développement personnel), mes doigts galopent de bonheur sur le clavier. Le Bioinfo, que j’ai rejoint il y a quelques années déjà, m’offre ce privilège à travers son tandem de choc, Fanny et Naceur, que je remercie au passage. Chaque rencontre, toujours riche de sens, me voit sortir grandie."