Les secrets de la longévité

Les fêtes de fin d’année sont l’occasion d’échanger des vœux de bonheur et de santé avec ceux qui nous sont chers. Et l’on souhaite implicitement pouvoir les renouveler pendant de nombreuses années. En guise de bons vœux, chers lecteurs, puisque vous m’êtes chers même si vous ne vous en doutez pas, je vous partage ce qui est reconnu aujourd’hui pour ajouter des années à la vie et de la vie à ces années en rêvant d’éternité !

Alors quels seraient les secrets de la longévité, ou du moins d’un vieillissement réussi, en évitant les écueils vers lesquels l’actuelle tyrannie du jeunisme pourrait nous pousser ?
 

Voici quelques facteurs identifiés :

1. Les jambes d’abord ! L’espérance de vie serait en effet inversement proportionnelle au nombre d’heures passées en position assise. L’activité physique ludique et régulière avec au programme des exercices d’endurance, de force, d’équilibre et de stretching soutient nos muscles, notre souplesse, notre squelette, notre circulation et notre système immunitaire.

De plus, l’activité sportive régulière modérée augmente le rendement et la biogenèse des mitochondries les plus efficientes qui y survivent(1).

2. La qualité de l’air que nous respirons pèse de plus en plus sur notre espérance de vie. En effet, d’après l’OCDE(2), la pollution de l’air devrait devenir une des premières causes de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2060.

En toute saison, favorisons les activités de plein air ou vivons à la campagne loin des champs arrosés de pesticides si possible.

3. La mastication, nous n’en croirions pas nos dents mais la perte d’une de celles-ci diminue notre longévité !

Veillons sur notre écosystème digestif, premier garant d’une bonne absorption de tous les nutriments. Devenir gourmet, manger en pleine conscience et mastiquer sont des facteurs de longévité à ne pas négliger.

4. La restriction calorique progressive permettant une adaptation en douceur de notre métabolisme, évitant les risques de dénutrition et de déficits micronutritionnels. Et si nous commencions par remplacer les grands festins pantagruéliques de saison avec leurs tables encombrées de viandes, de pâtés et de poissons par un programme gourmet.

La restriction calorique dirigée sur une diminution des protéines animales donne largement l’avantage à la longévité. Cette stratégie joue aussi sur les performances de nos mitochondries. En effet, c’est ainsi qu’on les chouchoute le mieux, les poussant à améliorer leurs performances, c’est-à-dire leur capacité à produire plus d’énergie avec moins de calories, tout en générant moins de stress oxydant.

Plus efficaces, elles améliorent notre capacité de détoxication car elles en sont les chevilles ouvrières. Cette tactique permet aussi de jouer sur la diminution de la glycation, une forme de caramélisation des protéines, impliquant leur fonction amine et carbohydrate (sucre), les rendant non fonctionnelles. Les « PTG » (produits terminaux de glycation ou produits de Maillard) issus de ces réactions sont hautement dangereux pour l’organisme et s’accumulent avec l’âge. Ils conduisent à des réactions inflammatoires délétères pour notre santé et notre espérance de vie ! Les PTG participent d’ailleurs au développement de plusieurs maladies, telles que l’artériosclérose, l’insuffisance rénale, la rétinopathie diabétique et la cataracte.

5. Une sobriété alimentaire toute en couleur, riche en végétaux de qualité, qui nous apportent minéraux, vitamines, polyphénols et anti-oxydants en suffisance, c’est-à-dire présents à hauteur de 50% de la ration quotidienne pour régaler autant les yeux que les papilles.


6. Côté gâteries sucrées ou salées enrichies en mauvais gras, il vaut mieux les éviter sous peine de devenir gâteux !

Pour garder notre glycémie (taux de sucre dans le sang) et notre insuline sous contrôle, favorisons les céréales de qualité bio complètes ou semi-complètes si nos intestins nous le permettent.

En effet, l’hyper-insulinisme augmente l’adipogenèse (fabrication de tissus adipeux) pouvant être à l’origine d’un syndrome mé-tabolique et de son cortège d’ennuis pour la santé !

7. Choisissons bien le gras que nous mettons dans notre assiette en évitant les acides gras trans industriels (huiles hydrogénées ou partiellement hydrogénées que l’on peut retrouver dans de nombreux produits alimentaires transformés comme les viennoiseries, les biscuits, les barres chocolatées, les pizzas, les quiches, les margarines et dans certains plats cuisinés.

Les acides gras trans se forment aussi en utilisation domestique lors du chauffage et de la cuisson des huiles végétales à haute température. Restons vigilant quant aux graisses cachées et choisissons des huiles végétales bien équilibrées en acides gras de qualité bio, à petit contenant en verre foncé.

8. Les fêtes de fin d’année sont l’occasion aussi de mettre notre vie culturelle et sociale à l’honneur. Notre intérêt pour la vie, notre curiosité, les petits défis intellectuels qui musclent nos neurones sont des facteurs-clés pour allonger notre espérance de vie.

9. Bien entendu, il faut que cela nous agrée car ce sont la zénitude et la sérénité qui remportent la palme contre l’anxiété et le stress excessif qui notamment altèrent nos télomères, des séquences répétitives d’ADN formant des petits capuchons protecteurs à l’extrémité de nos chromosomes. Liés à la réplication des cycles cellulaires, ils auraient tendance à se raccourcir avec l’âge, l’inflammation et le stress. Des études ont montré que des télomères courts sont associés à un risque plus élevé de maladies liées à l’âge.

Relaxation, pleine conscience, méditation et cohérence cardiaque auraient un impact très positif sur la stabilité de ces télomères. Beaucoup d’espoirs sont fondés sur la télomérase, une enzyme participant au maintien de la longueur des télomères voire à l’inversion du processus de dégradation de ceux-ci.

Cependant, elle est peu ou pas exprimée dans les cellules somatiques (la totalité des cellules de l’organisme, excepté les cellules germinales et les cellules embryonnaires). La télomérase semblerait d’ailleurs réactivée dans certaines cellules cancéreuses.

10. Dans les bras de Morphée, laissons-nous tomber le soir venu dès les premiers appels. C’est généralement avant minuit qu’on observe l’acrophase (concentration la plus élevée) de l’hormone de croissance réparatrice, dont la production a tendance à diminuer avec l’âge comme c’est le cas pour la plupart de nos hormones.


En conclusion
N’en doutons plus, un mode de vie sain participe indiscutablement à augmenter notre espérance de vie. Anticiper notre vieillissement pour qu’il soit réussi est une bonne résolution à entériner dès que possible, pour que l’an fini nous soyons encore une fois tous réunis !
Delphine Bourgeois

Delphine Bourgeois

Fascinée par la magie de la vie, par son équilibre délicat, je me suis engagée dans la voie scientifique. Très vite, l’humain et la santé ont été mes moteurs. Après 20 ans de travail passionné en R&D, troublée par les dégâts des maladies de civilisation, je me suis tournée vers la prévention, celle du quotidien. Au fil de ma carrière, l’alimentation a continué de m’attirer à elle comme un aimant, j’ai dès lors développé mes connaissances pour aujourd’hui proposer des consultations où nous élaborons ensemble un plan santé, selon vos particularités. Nutritionniste, formée au Cerden. Ing. en biotechnologies Membre www.udnf.be Consultations sur rendez-vous Liège • Havelange • Malmedy • Clavier +32 (0)498 633849 www.delphinebourgeois.eu dbourgeois.nutriconseils@gmail.com

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